Mon cher,

 

Suite à un concours de circonstances1, le 4 août 2021, j’ai appris par Quitusais  que suite à une conversation entre vous deux, tu décidas de répéter à ma mère et à ma grand-mère ma révélation d’attouchements sexuels par pénétrations digitales vaginales subis par le fidèle compagnon de ma mère. J’étais folle, menteuse et bien sûr je faisais mon intéressante.

 

(Je l’avais dit vers mes 19 ans, peu avant mon premier internement psychiatrique, à ma grand-mère pendant qu’elle repassait. Quelques années plus tard, ma deuxième amante me répéta que ma grand-mère lui avait demandé si elle était au courant de ces faits, ce qu’elle lui confirma.)

 

Voyant la décomposition instantanée de mon visage et l’écoulement irrésistible de mes larmes, Quitusais pleura, s’excusa, tenta de minimiser sa mémoire et me conseilla de t’en parler car elle n’avait pas assisté à l’entretien.

 

L'ingrat arriva et face à nos yeux rougis, interrogatif, Quitusais l’informa. L'ingrat eut pour réaction :

- Je te le dis toujours, tu parles trop !

J’ai bien compris que l'ingrat était au courant et je lui rétorquai fermement :

- Quitusais a raison de me parler. De toutes façons les secrets de famille, les cachotteries, les mensonges ou les tromperies en tous genressouvent connus de tous sauf du principal intéressé, la preuve ! -- minent les gens, faussent et pervertissent les relations humaines.”

 

Je te remercie donc d’avoir eu la volonté, le courage et la force de répéter à ma mère et à ma grand-mère les révélations que je vous avais faites, à toi et à Quitusais durant l’été 1976 ou 1977, à ton studio. Quitusais pensait que c’était à Paris, mais peu importe, je suis certaine que c’était ici.

 

Je te rappelle l’entretien avec ma mère, rue Simplon, vers mes 42-44 ans, devant toi qui demeura silencieux et les yeux légèrement embrumés :

(...)

- Combien de fois cela s’est passé ?

- Je suis désolée ma mère, je n’ai pas tenu un agenda, mais je peux te dire que cela se passait pendant toutes les vacances scolaires. Et je me rappelle très bien de la première fois (...)

- Mais pourtant tu es bien venue une fois seule à Tel Endroit avec mon compagnon puis tu es venue vivre avec nous.

- Oui mais j’étais une enfant, une adolescente et j’étais prise dans un engrenage que je ne maîtrisais pas.

- Si je l’avais su avant j’aurai fait quelque chose, mais que veux-tu que je fasse maintenant ?”

Tu fais ce que tu estimes devoir faire, je te le dis maintenant car mon violeur est âgé et que j’ai enfin la force de te le dire et que je ne veux pas accuser un mort”.

 

Le lendemain ou surlendemain, je l’accompagnai à la gare de Lyon et sur le marche-pied du wagon du TGV, ma mère me dit :

C’est bien, tu me l’as dit, maintenant on n’en parle plus.”

Jamais je n’ai autant pleuré de ma vie en revenant chez moi dans le métro. Il faut être passé par là où je suis passée pour comprendre combien une telle phrase est un nouveau coup de poignard sur d’anciens coups de poignard.

Pas une seconde en 45 ans, malgré les alertes de mon psychiatre, je me suis dit qu’elle était au courant tant j’étais persuadée qu’elle l’aurait quitté.

 

Ce jour là, quel âge avais-tu ? À la quarantaine bien tassée, quand elle osa me dire : “si je l’avais su avant j’aurai fait quelque chose, mais que veux-tu que je fasse maintenant ?”, tu as eu un comportement d'un enfant d’âge mental de 7 ans : tu ne t’es pas opposé à la parole de ma mère en me disant ou en lui rappelant ce que tu lui avais déjà dit quand tu avais environ 23 ans. Donc quatre ans après les derniers viols, ma mère est restée vivre avec le violeur de sa fille. Chapeau bas !

 

Je ne t’en veux même pas. C’est un simple constat, personne n’est parfait, tu as agi comme tu as pu avec les armes et le bagage que tu avais.

 

Plus tard, le 28 août 2001 très précisément, lorsque ma grand-mère me téléphona pour m’annoncer le décès de mon violeur, je lui répondis spontanément : « - En voilà une bonne nouvelle ! ». Elle me gronda… Je lui raccrochai au nez.

 

Une semaine ou quinze jours plus tard, elle me téléphona à nouveau pour m’invectiver de ne pas avoir téléphoné à ma mère pour lui adresser mes condoléances. Je lui dis vertement ce que j’en pensais et finis, à nouveau, par lui raccrocher au nez. Pour me calmer, je me tapai les poings et la tête contre ma porte blindée et je cassai je ne sais combien d’assiettes Arcopal. Crois-moi Arcopal c’est solide ! Elles rebondissaient et tournoyaient sur le parquet, je les détruisais donc sur le carrelage de ma cuisine. J’aurai eu ma grand-mère devant moi, je crois que je l’aurai étripée !

 

De même, en début septembre 2001, à 47 ans, tu accompagnas ma mère à l’enterrement de mon violeur. Plus tard, ma mère et toi allèrent à Paris déjeuner chez la fille cadette de mon violeur en excluant la parente “dérangeante et dérangée”, fille “violée et incestée” craignant qu’elle ne fit scandale en demandant :

- “Excusez-moi de vous poser une simple question un peu brutale, n’auriez-vous pas été violée par votre père, enfant ?”.

 

 

Le 5 septembre 2019, en rangeant les papiers de ma mère, je tombai sur une clause bénéficiaire d’assurance-vie au profit de « Monsieur un tel (mon violeur) » Mon sang ne fit qu’un tour et je ne me rappelle plus ni le montant, ni si cette assurance-vie est encore en cours. Je suis allée parler à ma mère :

« - Tu te rends compte que je t’ai dit que j’ai été violée de 6 à 18 ans par ton connard de compagnon et que tu le laisses bénéficiaire sur un contrat d’assurance-vie ?

- Je n’ai pas pensé à l’enlever.

- Et tu en as discuté avec lui quand je t’en ai parlé ?

- Non.

- Et l'autre connard est bien allé à l’enterrement de mon violeur ? Ne me mens pas, ta mère me l’a dit. Tu ne pouvais pas y aller toute seule ? Tu n’étais pas grabataire que je sache à 69 ans.

- Il m’a accompagné, il lui avait trouvé du travail quand il était jeune !

- L'autre connard t'accompagne, veuve et tristounette, parce qu’on lui a trouvé du travail ! Je rêve ! C’est pas un rêve c’est un cauchemar ! Et ma tristesse à moi, vous y avez songé un instant ? Non ! ça vous dérange ! Belle excuse ! parce qu’à moi il ne m’a pas trouvé de travail peut-être ! Vous êtes deux beaux enfoirés, pas un pour rattraper l’autre !

- Oui, je sais que tu m’en veux.

- Tu sais, si je meurs pas avant toi, je m’occuperai de toi jusqu’à ta mort parce que j’ai des principes et que je te l’ai promis quand tu hésitais à venir vivre ici. Mais sache le bien, si je meurs après vous, je n’irai pas à l’enterrement d’une mère et d’un parent qui vont aux obsèques de mon violeur. J’ai un minimum de dignité, moi, si vous, vous en avez pas !

 

Je ne tairai pas plus les divers échanges que j’ai eu avec ma mère car cela vaut son pesant d’or  ! Et la folle et la menteuse ne ment pas et N’INVENTE RIEN ! Tous ces dialogues sont strictement véridiques et gravés dans ma mémoire. Je regrette de ne pas les avoir enregistrés puisque menteuse je suis !

6 août 2021, après être restée allongée deux jours chez l'ingrat, seule dans un lit, sans manger ni dormir, ne me voulant pas cruelle, j’ai enfin répondu au téléphone qui ne cessait de sonner :

ma mère : «  Ah enfin ! Je t’ai appelé plusieurs fois, pourquoi tu ne réponds pas quand je t’appelle ?

moi : Dis donc ! ma mère, tu te rappelles quand le connard à 22-23 ans t’as dit que ta fille avait subi des attouchements sexuels par JV initiales de mon violeur Je Viole" et qu’elle avait été violée de 6 ans à 18 ans ?

 - Faut savoir ce sont des attouchements ou un viol ?

 – Ma très chère mère, la pénétration de doigts, de pénis ou de tout autre objet dans le vagin d’une enfant ou de toute personne non consentante s’appelle un viol !

- Il fait beau ici quand est-ce que tu reviens ?

- Ma mère, tu te rends compte que je suis extrêmement peinée, que je suis extrêmement meurtrie et blessée – et les mots sont faibles - d’apprendre que tu es restée avec le violeur de ta fille, en toute connaissance de cause, dès l’âge de 44 ans, 4 ans après les derniers viols ?

- Tu me laisses toute seule, heureusement que Miabis est là. Quand est-ce que tu rentres ?

- Tu as d'autres parents ! Ils peuvent aussi s’occuper de toi au même titre que ta fille ! Ils peuvent aussi te faire promener eux qui adorent marcher ! Ah mais tu ne marches pas à leur allure ! Donc l’égoïsme du mâle ressort ! Seules les femmes sont bonnes pour s’occuper de leurs vieux parents ou de leurs enfants. Le machisme, c’est terminé ma mère ! L’égalité des sexes, ça te parle ?

- Oui mais c’est pas pareil !

- C’est ça ! Tu te rends compte que tu veux que je sois à tes petits soins alors que tu es restée plus de 25 ans avec le violeur de ta fille tout en le sachant ?

- Il fait beau, quand est-ce que tu rentres ?

- C’est ça ! Fais la sourde, fais semblant de ne pas comprendre, ma mère, je crois que nous allons arrêter cette conversation, je reviendrai quand j’en aurai envie ! Bonne soirée. Je raccroche. »

 

 

 

5 octobre 2021 à 15h30 chez le neurologue de l’hôpital :

moi : «  Docteur, son apnée du sommeil peut provoquer une augmentation du sommeil et une diminution de la faculté de mémorisation, non  ?

ma mère – Ce n’est pas vrai, j’ai bien plus de mémoire que toi.

- Oui c’est vrai, je n’ai pas beaucoup de mémoire. Ma mère se rappelle encore son code secret de carte bleue alors qu’elle ne va plus faire les courses. Chaque fois que je lui prends sa carte, je lui demande et je suis émerveillée de savoir qu’elle le sait toujours.

Docteur – C’est très bien ! Oui, en effet avec l’appareil, le cerveau sera mieux oxygéné et donc cela pourra améliorer sa santé.

moi - Puisque tu as tant de mémoire que ça, peux-tu dire au médecin pourquoi je suis légèrement en colère contre toi en ce moment ?

ma mère - Non car ça fait pas plaisir.

- Tu le sais, donc, c’est déjà ça ! OK (...) »

 

 

11 octobre 2021, six affiches2 papier sont collées dans la cuisine du RDC. Pendant que je prépare ma valise, je t’entends dire à ma mère :

- T’as vu ce qu’a écrit Christine ?

- Non

- Des trucs comme d’habitude »

Ben oui ! Depuis 40 ans je dis la même chose et je ne suis pas entendue, donc, je l’écris et j’écris la totale car Parents de même sang, vous me faites vomir du sang !

 

 

 

20 octobre 2021  au téléphone :

ma mère - « Enfin ! tu me réponds ! Je t’ai appelé plusieurs fois, pourquoi tu réponds pas ?

moi - Je te rappelle que j’ai appris que tu savais à l’âge de 44 ans, 4 ans après les derniers viols, que tu es restée vivre avec le violeur de ta fille !

- Mais pourquoi tu reparles de ça, qui t’a dit ça ?

- Quitusais !

– C’est pas vrai ! Elle ment ! Je ne le savais pas.

- Fous toi en plus de ma gueule ! Tu oses mentir ! Tu me dégoûtes ! Reste dans le déni ! Espèce de Connasse ! Même pas l’honnêteté intellectuelle de t’excuser ou de reconnaître « oui je me suis trompée, j’ai commis une légère bévue ». Non ! Tu es dans la mauvaise foi totale et le déni complet. Même pas l’idée de me présenter tes excuses. Ta fille se fait violer par ton compagnon et toi tu passes l’éponge c’est pas grave ! Tu n’es pas une mère, t’es une génitrice ! Salope ! Connasse !

- Ne crie pas autant ! Je ne comprends pas ce que tu me dis.

- Oui tu as raison. Alors je te le redis très calmement et sans m’énerver : tu te moques de moi (…). Je te le dis sans m’énerver, tu n’es pas une mère, t’es une génitrice, t’es une salope et une connasse ! Tu m’entends cette fois. Bonsoir ! »

 

 

Je ne sais plus quel jour, toujours au téléphone :

(...)

ma mère - « Je m’excuse.

moi - Tu t’excuses de quoi ? tu le formules ? je ne comprends pas !

- Je m’excuse qu’il t’ai violée

- Mais j’en ai rien à foutre de ses excuses à lui, tu ne vas pas t’excuser à la place de ce connard, tu n’es pas responsable de ses actes, il est mort, j’en ai rien à foutre de ses excuses. Tu t’es faite violée toi ?

– Non.

– Alors imagine ! Imagine 30 secondes, te faire violer pendant des années par un mec ou mieux qu’il te tue ! Et ta mère l’apprend et ta mère continue à aller dîner, coucher, vivre tous les jours avec ton violeur ou ton assassin. Crois-tu que tu serais contente ?

– Ben Non !

- Tu ne voudrais pas que ta mère te présente ses excuses  ?

– Si (...) Je m’excuse d’être restée avec lui.

– Bon ! Bonne nuit »

 

Je ne sais plus quel jour  :

moi extrêmement calme et douce : « Tu sais, ma mère, j’ai beaucoup de peine que tu sois restée toute ta vie avec ton compagnon qui m’a violée.

ma mère - Je ne comprends pas pourquoi je n’ai rien vu ?

 – En général, sauf à ce que les femmes soient consciemment complices, les violeurs ne violent pas devant leur femme. Et pourquoi le connard est venu avec toi à l’enterrement ?

- Parce qu’il lui avait trouvé du travail.

- C’est ça… Passons... restons calme et détendu ! Changeons de sujet !»

 

 

Je ne sais plus quel jour alors que je lui sers son repas :

ma mère -  « Tu es un amour de fille.

moi - On ne peut pas dire que tu fus un amour de mère, lui réponds-je avec humour.

- Pourquoi ?

- Pourquoi ? (En perdant mon calme) Tu te rends compte, ma mère, que lorsque tu avais 44 ans, le connard t’a dit que j’avais été violée et que pour toute réponse, toi et ta mère, vous avez affirmé que je mentais et que j’étais folle et que tu es restée vivre avec le violeur de ta fille plus de 25 ans tout en le sachant et le niant ? Est-ce que ça te monte au cerveau, de temps en temps ?

- Non pas trop ! »

 

 

Lundi 1er novembre 2021, avant de se coucher, le soir ma mère me dit :

« - quand tu vas effacer ce que t’as écrit sur la porte de la cuisine ?

Je hurle : -  Ne me demande jamais d’effacer quoi que ce soit car si tu es dérangée par ses écrits : INCESTE DÉNI SILENCE, MILLE MERCIS MA MÈRE, dis toi que, moi, je fus dérangée pendant des années. A partir de 38 ans, toutes les semaines, j’ai payé 35 francs à un psychiatre parce que de 6 ans à 18 ans j’ai été violée, aujourd’hui encore je paye 50 euros parce que j’ai pris la place de ma très chère mère qui est restée avec le violeur de sa fille tout en le sachant ; je fus dérangée quelques années et aujourd’hui ma mère, tu voudrais que jefface ce qui m’a construite ! Certainement pas ! Plutôt crever !  J’ai été violée, je n’en ai aucune honte, ici, c’est la maison de l’inceste et jamais je ne l’oublierai alors si tu comptais l’oublier parce que ça te dérange et bien non  : le déni et le silence c’est TERMINE !

Je me calme et continue :

- Je ne te rends coupable de rien, je ne t’accuse de rien, je te demande simplement de compatir et de partager ma souffrance comme on partage un repas, tu vois j’ai un poids lourd à porter et bien je te demande de le porter un peu avec moi. Allez viens te coucher que je t’aide à mettre ton appareil pour l’apnée du sommeil, si tu ne le mets pas tu deviendras comme ton frère, ton cerveau sera complètement déconnecté.»

 

Pour me calmer, dans la nuit, plutôt que de me mordre bras et avant bras dans mon lit, j’écris sur le garage construite par mon violeur3.  « SOYEZ CONTENTS D’ETRE VIVANTS ! MAISON DE L’INCESTE DU DENIE ET DU SILENCE 1000 MERCIS MA MERE « Actes thérapeutiques  et cathartiques» me dira l’infirmière S., « je vous comprends mais lâchez prise ! (...) »

 

Quand le mardi 2 novembre 2021, penchée à sa fenêtre, tu dis à ma mère :

- Tu as vu ce qu’écrit Christine ? Elle pète encore les plombs, elle écrit des injures publiques, qu’est ce qui s’est passé hier soir ? vous vous êtes disputées ?

- Non pourquoi ? On a regardé la télé et on s’est couché comme d’habitude…(..).”

 

Ne crois pas que ma mère oublie tout ! Elle dort beaucoup mais quand elle est réveillée, elle a encore toute sa tête. « Péter les plombs », je crois que tu ne t’imagines pas bien ce que cela signifie, au réel !

 

Quand une semaine plus tard, ma mère me demande de lui passer le combiné téléphonique et qu’elle met le haut parleur et que tu lui parles de l'auxiliaire de vie et qu’elle te répond :

L’aide-soignante n’est pas obligée de venir puisque Christine est là.

et que tu insistes et qu’elle te réplique, toujours la tête bien sur les épaules :

- c’est pas la peine, il faut que je la paye !

et que tu lui rétorques : “oui mais si c’est pour avoir des menaces de mort”...

 

Mon sang ne fait alors qu’un tour et cette fois-ci, je tague la façade de la maison de ma mère et sois content que je ne sois pas allée taguer les murs du salon où le premier viol fut commis car cela aurait été une violation de domicile. Je repeindrai la façade RDC un jour…

 

Ma colère est immense et ne te fatigue pas à repeindre cette façade car je suis capable, afin que ma mère n’oublie pas et prenne conscience qu’elle est restée avec le violeur de sa fille dès l’âge de 44 ans en toute connaissance de causes, de taguer toute la maison.

 

Ceux qui prétendent que la colère est mauvaise conseillère sont ceux qui veulent que rien ne change ; car il n’y aurait jamais ni de Spartacus, ni de Révolution française, ni de « gilets jaunes » sans un brin de colère et d’indignation.

 

Certes, mon comportement n’est pas des plus ordinaires mais je n’ai jamais été une femme ordinaire, je suis extravertie, excentrique et imprévisible et je peux comprendre ton mécontentement, toi qui a repeint la façade en blanc (sans réparer les fissures de ton balcon) et qui est d’un conformisme total ! Ma mère et ma grand-mère ont osé dire que je mentais, que j’étais folle, que je voulais faire mon intéressante et toi, ici et maintenant, tu oses ajouter que j’écris «des  trucs comme d’habitude », « des injures publiques » et « des menaces de mort ». Eh bien ! Face à vos paroles et vos comportements d’absence totale de compassion : capacité de souffrir avec autrui et d’empathie : capacité de vous mettre trente secondes à la place de votre plus proche parente dérangeante car légèrement dérangée dans son enfance, “ma folie” est d’une grande lucidité et sagesse.

 

Il faut savoir lire et comprendre ! Quand j’écris « SOYEZ CONTENTS D’ÊTRE VIVANTS », cela signifie que pendant que vous vivez contents et satisfaits de vous-mêmes dans l’indifférence, d’autres souffrent… car être violée sans violence physique crois-moi, ce n’est rien, on s’habitue, mais être niée ainsi dans sa et ses paroles par sa propre mère est d’une violence extrême.

 

Je ne vous en veux même pas et je ne vous blâme pas car vous êtes des handicapés mentaux et affectifs envers moi, et cela vous arrange ! Votre indifférence et votre déni sont vos soupapes de sécurité ! Tu fais un copier-coller de ma mère pour avoir son amour... Normal ! C’est connu et reconnu, ces sordides histoires dérangent les plus proches, et vous préférez taxer « les blessés » de « menteurs », de « malades », de « fous » plutôt que de compatir et de partager, vous les excluez de votre monde bien propret. Si vous aviez eu un peu le sens de la famille et un peu de courage, vous m’auriez dit de vous accompagner chez la fille de mon violeur, mais non ! Votre lâcheté fut commune et ordinaire… Et ne me dites pas que l’époque a changé. Mon violeur est mort en 2001 : homosexualité et toutes les déviances sexuelles étaient déjà en place publique. Vous avez eu peur que j’entache votre petit confort mental  ! Vous avez fait ce que vous avez pu ! c’est à dire RIEN donc je vous écris « mille mercis ».

 

Néanmoins, le copier-coller de ma mère est limité car à défaut de t’opposer à elle vers tes 45 ans pour un déni sur l'inceste, tu sus t’opposer à 65 ans à elle au désavantage à venir de ta propre progéniture : quand ma grand-mère nous donnait environ 400 000 francs ou qu’elle te donna en nu-propriété la moitié d'un appartement, ma mère n'a pas crié à sa propre mère « tu me déshérites » ou « ma cassette ! ma cassette ! ma cassette ! », elle fut contente pour toi et ton avenir mais il est vrai qu’elle ne se sentit pas une enfant abandonnée !

 

Car l’argent n’est que le symbole de tes frustrations. Pourtant ma grand-mère te demanda de ne pas en vouloir à ma mère. Mais non ! Tu demeures un être avec un âge mental de sept ans ! C’est plus fort que toi ». Idem pour le terrain de mon père mais « cinq contre un », c’est plus difficile de s’opposer ! Lis et relis bien le cahier de ma grand-mère !

 

Parait-il que tu aurais dit que ma mère ferait mieux de garder son argent pour aller en EPHAD ? Pourquoi en douterai-je ? Ce jeudi 18 novembre 2021, l’infirmière M. « a menacé » ma mère d’EPHAD et ma mère lui a répondu : « je veux rester chez moi ». Donc, je m’occuperai de ma mère, comme je lui ai promis à la mort de sa mère, jusqu’à sa fin de vie.

 

Moi vivante, ma mère, à l’égal de tous mes parents et de ma grand-mère, n’ira jamais en EPHAD car ces établissements sont des mouroirs et elle mourra chez elle,  mon psychiatre constatant : « vous êtes armée de principes tout à votre honneur ».

Moi vivante, ma mère, à l’égal de mon père ou de ma tante paternelle, quel que soit son état, ne sera pas mise sous tutelle car la moitié des tuteurs sont des escrocs !

Moi vivante, selon le vœu de ma mère chez le notaire, le reste de sa propriété ne sera pas vendu car je ne veux pas voir devant chez moi encore une maison, encore des voitures et encore des voisins !

 

J’ai lu, je ne sais plus dans quel livre, que « les hommes ont besoin de femmes et de filles mais pas d'autres personnes.» Quant à moi, je peux écrire que je n’ai pas besoin d’hommes : ni amant, ni mari, ni compagnon, ni fils, ni frère ! Et je n’attends rien de toi. Cependant, je te renouvelle une dernière fois mes remerciements pour tes paroles de 1977.

 

Faut-il avoir la volonté de demander quelque chose pour connaître la réponse.

 

Alors je te l’écris : tant que Toi, apparemment “socialiste” donc solidaire et fraternel comme le veut la devise française "égalité, liberté, fraternité" lors d’une réunion, tu n’auras pas présenté à moi-même des excuses pour :

 

1°) ta présence à l’enterrement de mon violeur, ton silence dolosif face à la réaction de ma mère à Simplon (qui m’a menti et de concert vous m’avez bien prise pour PERSONNE !) et pour tes diffamations privées « d’injures publiques » et « de menaces de mort » ;

 

2°) 

 

3°) 

 

je te demande une seule faveur : quand je suis quelque part de ne surtout pas y être

 

J’adresse copie de cette lettre à qui voudra la lire puisque j’ai appris que certains te conseillent de s'excuser, sans doute, effrayées que je ne commette insecticide, fratricide, matricide et suicide.

 

 

Si tu ne veux pas présenter tes excuses, ce n’est pas un problème. Je vis très bien sans amant, sans mari, sans compagnon, sans fils, et sans connard dans mon environnement proche et direct et chacun.e appréciera, en son âme et conscience, les hauteurs de notre vision du monde, de notre grandeur d’âme et de notre âge psycho-affectif respectifs.

 

À mon égal, puisses-tu enfin apprécier le fragment 11 de Sappho :

« Et celui qui me blâme, puissent les vents et les soucis l’emporter. »

 

 

le 23 novembre 2021 et le 10 novembre 2023